CHOPIN

Acrylique
90x100cm

Né de santé fragile, l’état général de CHOPIN se dégrade en permanence. Il a essayé de nombreux remèdes : absorber quelques gouttes d’opium dans un verre d’eau, frictionner ses tempes avec de l’eau de Cologne pour se détendre, etc…

L’Histoire affirme qu’il a succombé à la tuberculose. Mais en 2008, des scientifiques polonais émettent l’hypothèse qu’il ait pu mourir de la mucoviscidose, maladie inconnue au XIXe siècle. Pour vérifier leur thèse s’appuyant sur plusieurs symptômes présentés par l’artiste – état de faiblesse depuis l’enfance, infections pulmonaires et toux persistante, une possible stérilité n’ayant pas eu d’enfant malgré des relations féminines durables, maigreur à l’âge adulte et décès avant la quarantaine – ils souhaitaient pouvoir faire une analyse ADN de son cœur conservé dans une urne de cristal remplie de cognac, à l’église Ste Croix de VARSOVIE, mais les autorités polonaises refusèrent.

Quoi qu’il en soit, la romancière George SAND, qui l’accompagna près de dix ans, signale régulièrement des maux de tête : « Nul artiste n’a subi autant que Chopin l’écrasement d’un corps continuellement malade et sans vigueur ».
D’après elle, le pianiste souffrait, entre autres, « de névralgies dans la figure ». Elle souligne également ses migraines violentes où il trouvait « l’essence de sa création musicale ». 

L’exécution de ce portrait s’inspire de ces douleurs soudaines qui dévastèrent le visage de CHOPIN. Au large pinceau, cette réalisation sur grand panneau fixe les tourments et la souffrance du musicien, représenté ici à la fin de la vie.